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CST du 3 février 2026 Intervention de l’UNSA

  • 3 févr.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 4 févr.

Madame la Présidente, chers collègues,

 

Je ne fais en CST une déclaration préalable que lorsque l’UNSA estime qu’un sujet suffisamment important voire grave le justifie.

 

Et c’est le cas aujourd’hui.

 

Je prends donc la parole en réaction aux propos du Président de la Région, sur l’absentéisme des agents.

 

Le message est simple : contrairement à ce qu’affirme Monsieur PANNEKOUCKE, les agents de la Région ne sont pas des feignasses, des tire-au-flanc ou des planqués de la fonction publique.

 

Et ces propos, Madame BERANGER, ils valent aussi pour vous puisque vous représentez l’Exécutif au CST.

 

De mémoire de syndicaliste, j’ai entendu au cours de ma carrière nombre de propos limites voire déplacés contre les agents.

 

Là, nous avons franchi un nouveau cap.

 

Que l’Exécutif se félicite de faire des économies, ça le regarde ; qu’il en fasse sur le dos des agents, cela nous regarde, en particulier quand il introduit des jours de carence pour l’IFSE.

 

Et parce que cela nous regarde, je tiens à rappeler quelques vérités.

 

Oui, il y a à la Région un taux d’absentéisme important (au demeurant pas plus élevé qu’ailleurs), et sans doute, peut-il y avoir ici et là des agents, comme dans tout collectif, qui abusent d’arrêts de travail.

 

Mais pour la plupart des agents, si absentéisme il y a, il n’est pas dû à leur fainéantise, mais bien à d’autres causes que vous omettez, par facilité, d’évoquer.

 

Que penser à ce sujet, des agents des lycées contraints de pallier les absences de leurs collègues sur de longues périodes, alors que la Direction des lycées qui devrait pourvoir rapidement à ces absences, met le frein, sur consigne politique, pour faire des économies ?

 

Que penser de ces agents dont les heures supplémentaires se comptent par centaines ?

 

Vous pensez que j’exagère ?

 

Un exemple pour bien montrer qu’il n’en est rien : celui d’un collègue dont je tairai le nom mais qui m’a envoyé ses heures écrêtées : au total, 530 heures en quatre ans, soit plus de 130 heures par an ! Et bien évidemment des heures non payées !

 

Je m’adresse à vous aussi Madame la Directrice générale des services qui brille une fois de plus par son absence, parce que si la stigmatisation des agents est d’abord l’œuvre de l’exécutif, elle est aussi par délégation la vôtre !

 

A quoi cela sert-il de claironner, dans vos vœux aux agents, que vous êtes extrêmement fière d’eux si c’est pour accepter qu’ils soient rabaissés ainsi, au risque de développer chez les plus fragiles des risques psycho-sociaux ?

 

Ce mépris est d’autant plus inacceptable, d’autant plus écœurant qu’à chaque fois que la Région a été confrontée à des crises, les agents ont répondu présents.

 

Où est la fainéantise quand les agents de la Région se mobilisent, par exemple, suite aux tremblements de terre, aux inondations, a l’explosion proche d’un établissement ?

 

Et où était la fainéantise quand les agents ont répondu présents pour gérer la crise du covid ?

 

Dans ces conditions, votre slogan « travailler plus pour gagner plus » qui s’appuie sur une délibération illégale, ne peut que faire sourire, ou pleurer selon les cas.

 

Tout comme d’ailleurs votre incapacité à mettre en œuvre en janvier le RIFSEEP voté en Assemblée Plénière en décembre, comme vous en aviez pourtant l’obligation.

 

Pas en raison du manque de travail de nos collègues de la DRH mais à cause de l’impréparation des diverses classifications dans ASTRE. Ce pourquoi nous vous avions dit que vous alliez trop vite !

 

Et résultat :  rien sur les fiches de paie de janvier !

 

Que dire, également, de la suppression du régime indemnitaire pour 140 à 160 collègues en Congés Longue Maladie ou Congés Longue durée qui n’ont pas travaillé 1 jour en 2025 et qui ne bénéficient pas de la prévoyance obligatoire ?

 

Bien sûr il fallait appliquer a minima les textes de l’Etat, mais la Région a fait pire car elle dit pour les Congés Longue Maladie :  pas de régime indemnitaire, alors que l’Etat prévoit la 1ère année 33% du Régime Indemnitaire et la seconde et troisième année 60%.

 

Sur ce sujet l’UNSA demande un état des lieux :  combien de collègues n’ont encore pas de prévoyance et perdent tout ? A quand la mise en place d’une action sociale spécifique pour ces derniers ?

 

Au regard de tout ce que je viens d’évoquer, sans attendre de miracle de votre part, je vous invite a minima, en tous les cas à rectifier très vite votre discours et votre posture, si vous ne voulez pas que les relations avec les organisations syndicales et le personnel, s’enveniment vraiment.

 

Je vous remercie.


 
 
 

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